AFRICAN CONTEMPORARY ART
ZEITGENÖSSISCHE AFRIKANISCHE KUNST
ART AFRICAIN CONTEMPORAIN

 

Kouas / Bénin

November 2014

Ausstellung in Cotonou/Bénin « Le rapprochement des peuples » : Dominique Kouas et la rencontre des mondes

---------------------

 

Jean-Paul Badet, Emmanuelle Kadya Tall, Salvador (Brésisil): Artistes au pays ou ailleurs - quelques parcours remarquables (pdf - Kouas page 56)

---------------------

29.08.2003

Ausstellung „Spirituelle Kunst aus Westafrika“ wird verlängert

„Opel in Berlin“ präsentiert Werke des westafrikanischen Künstlers Dominique Kouas

Der westafrikanische Künstlers Dominique Kouas (Benim) bei seiner Arbeit im Marken- und Kommunikationszentrum der Adam Opel AG in Berlin. Die Ausstellung seiner Arbeiten wurde bis 7. September verlängert.

Rüsselsheim/Berlin. Die Ausstellung „Spirituelle Kunst aus Westafrika“ im Marken- und Kommunikationszentrum „Opel in Berlin“ wird verlängert. Noch bis zum 7. September sind Skulpturen und Bilder von Dominique Kouas zu sehen. Opel präsentiert mit der Ausstellung zum ersten Mal in Deutschland die Werke eines der bedeutendsten zeitgenössischen Künstler des afrikanischen Kontinents.

Dominique Kouas verbindet in seinen Arbeiten die spirituelle Tradition des Voodoo-Kultes mit modernen künstlerischen Ausdrucksmitteln. Neben Naturprodukten und Fundstücken wie Muscheln oder Perlen verwendet er auch Recycling-Materialien. So wird aus Altmetall – etwa aus alten Autos – moderne Kunst. Während der Ausstellung arbeitet Dominique Kouas in einer offenen Werkstatt direkt in der Ausstellungshalle.

Mit der Ausstellung unterstreicht Opel seinen Anspruch, in der Hauptstadt auch kulturelle Akzente zu setzen und „Opel in Berlin“ als Zentrum für faszinierende moderne Kunst zu etablieren. In den ersten vier Wochen haben schon mehr als 5.000 Besucher Dominique Kouas und seine Werke bewundert. Die Ausstellung „Spirituelle Kunst aus Westafrika“ ist bis zum 7. September täglich von 10 bis 20 Uhr zu sehen (Samstag und Sonntag 10 bis 18 Uhr). Der Eintritt ist frei

 

In eigener Sammlung vorhandene Bilder

Works to be found in my collection

Oeuvres étant présentes dans ma collection

Ausschnitt

FestDKouas_FestivalDeMasques

 

Accrochées à une lourde poulie, deux femmes remontent l’eau, le visage marqué par l’effort qu’elles sont en train de produire. Toute l’énergie de leur corps semble concentrée dans ce geste accompli comme un rite. Sous leurs pieds, un masque gélédé, figure centrale de la sculpture les soutient, reposant lui-même sur deux personnages féminins.

La sculpture " Eaux et Villageoises", étonnant échafaudage de profane et de sacré, résume à elle seule la démarche artistique de Kouas qui n’a de cesse depuis ses débuts, il y a plus d’un quart de siècle, d’interroger l’héritage culturel de ses ancêtres et de le projeter dans une démarche résolument contemporaine. Tout le sens de sa démarche est là. Loin de n’être que purement artistique, elle est le sens d’une vie vouée à perpétuer l’héritage laissé par les ancêtres en le conjuguant au présent. " J’accepte l’idée d’être un missionnaire et dans ce sens, de sauvegarder notre patrimoine qui est en voie de disparition notamment parce que nos musées n’ont pas de moyens pour le sauvegarder. Que pourrais-je faire d’autre ? Je ne vais quand même pas rester les bras croisés et regarder les choses disparaître ! Il faut leur redonner vie et les mettre à la portée du monde d’aujourd’hui ".

Redonner vie, c’est récupérer des objets, masques, statuettes, rejetés par la communauté parce qu’abîmés ou ravagés par les insectes. Trop conscient de la richesse de son héritage et trop attaché à ses traditions culturelles et religieuses, Kouas refuse le terme de détournement : il récupère non pas pour le plaisir de l’art de la récupération, mais pour redonner du sens et insuffler une nouvelle vie. " Les objets anciens que j’introduis dans mon travail donnent de la puissance à l’œuvre contemporaine". La pièce ainsi insérée dans le tableau ou la sculpture n’est pas seulement une référence culturelle, mais fait partie intégrante de l’œuvre à travers laquelle il " poursuit son cheminement". Ainsi travaillée, elle est désacralisée par rapport au rite traditionnel est re-sacralisée dans une œuvre contemporaine qu’elle contribue à faire naître.

Pourtant, à l’entendre parler de son travail sur lequel il reste pudique, Kouas ne serait qu’un gardien de la mémoire : " Le grand travail a été accompli par les anciens. Reprenant ce qu’ils ont fait, nous le transposons dans notre environnement pour en faire de l’art contemporain. Il est facile pour nous de profiter de ce que nos ancêtres nous ont laissé". C’est pourtant parce qu’il lui confère une dimension contemporaine que la démarche de l’artiste prend tout son sens. Née d’un travail approfondi sur la mémoire revisitée avec les signes du présent, son œuvre, souligne Agbé, est avant tout une œuvre de synthèse entre tradition et modernité, quotidien et rite sacré.

Ce qui fait mouche chez Kouas, c’est cet évident équilibre qui opère entre le profane et le sacré, le présent et le passé. Outre les répliques des figures anciennes, les matériaux utilisés sont issus de son environnement quotidien : calebasses, cauris, cordes, bois, pièces de métal, raphia, couleurs industrielles ou terre de Porto Novo. Les personnages sont également saisis dans des postures qui renvoient aux activités quotidiennes comme la danse, l’artisanat, ou la recherche de l’eau. Pourtant, chaque œuvre renvoie à un rite, une rencontre avec les esprits ancestraux à travers la danse vaudou, ou rend hommage à la pratique des forgerons dont le dieu Gou (ou Ogun) est la divinité fétiche de l’artiste.

Si de nombreux béninois, loin d’être choqués, voient dans cette ré-interprétation contemporaine des symboles traditionnels une manière de faire perdurer certaines traditions, les tableaux et sculptures de Kouas parlent tout autant mais différemment aux non initiés, ceux pour lesquels les références culturelles n’ont pas de sens. Ainsi, il a pu exposer aux Etats Unis, en France et en Grande Bretagne, se faisant une place aussi bien chez les collectionneurs privés occidentaux que dans les lieux institutionnels de son pays. Le plus symbolique étant situé à Ouidah, qui fut un temps (fin du XVIIIème et début du XIXème siècle) un des ports importants de la traite esclavagiste. Là, depuis 1992 (dans le cadre des commémorations impulsées par le Festival Ouidah 92) se dresse face

 

HOME

 

© Hartmut Brie